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Attelles d’épaule & exercices d’auto-rééducation en vidéos

Vous venez de vous faire opérer de l’épaule ? Cette série de vidéos est faite pour vous !

 

Le Dr Mikaël Chelli, Chirurgien orthopédiste et Mr Patrice Duplan, Masseur-Kinésithérapeute, vous donne une série de conseils pratiques sur l’utilisation de votre attelle d’épaule.

 

Comment enlever son attelle ? Comment la remettre ? Comment se déshabiller avec ? Comment faire en toute sécurité les premiers exercices d’auto-rééducation ? Vous trouverez toutes les réponses en regardant ces 9 vidéos.

 

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Fractures de l’humérus proximal: quelle prise en charge ?

Nous sommes tous les jours confrontés à ces fractures chez l’adulte jeune ou moins jeune. Une mauvaise prise en charge peut conduire à des séquelles importantes. Pourtant le traitement est aujourd’hui bien codifié. Faisons le point.

Il n’y a pas une fracture mais des fractures de l’humérus proximal

Il s’agit de la 3ème fracture la plus fréquente chez l’adulte. Mais il en existe une grande variété aux pronostics et aux traitements très différents. On s’intéresse notamment à la position du tubercule majeur ou trochiter pour décider du traitement. En effet, ce fragment osseux est capital puisque c’est le site d’insertion de 3 des 4 muscles de la coiffe des rotateurs. Une fracture déplacée du tubercule majeur équivaut donc à une rupture massive de coiffe.

Quelle imagerie ?

Bien entendu, les radiographies sont réalisées de manière systématique. Actuellement, le scanner est demandé de manière systématique pour compléter le bilan si la fracture est déplacée sur la radiographie. Celui-ci permet l’évaluation en 3 dimensions des déplacements. En revanche, il n’est pas nécessaire de réaliser en urgence une échographie ou une IRM.

Fractures peu ou pas déplacées

Les fractures peu ou pas déplacées représentent jusqu’à 80% des cas. Elles sont traitées non chirurgicalement.

Fracture humérus proximal peu déplacée
Fracture de l’humérus proximal peu déplacée

On immobilise le bras dans une attelle pour une durée de 4 à 6 semaines. Pour cette immobilisation, notre préférence va à l’attelle en rotation neutre qui permet de positionner le bras dans une position plus neutre. Le glaçage de l’épaule est un bon traitement antalgique.

À la 3ème semaine, on commence une auto-rééducation douce grâce à des mouvements pendulaires. La kinésithérapie, elle sera débutée au bout de 6 semaines.

Fractures déplacées

Elles relèvent d’une prise en charge chirurgicale dans la majorité des cas.

Chez les patients les plus jeunes on réalise une ostéosynthèse alors que chez les patients âgés, on peut être amené à réaliser une prothèse d’épaule inversée en cas de déplacements importants.

Prothèse totale d'épaule inversée
Prothèse totale d’épaule inversée

Dans certains cas, on peut même réaliser un enclouage centromédullaire percutané qui est une technique mini-invasive avec de bons résultats.

Quel délai de récupération ?

Il dépend bien entendu de la gravité de la fracture initiale mais il faut généralement entre 6 et 12 mois de rééducation, que la fracture soit opérée ou non. La durée de l’arrêt de travail est en moyenne de 6 semaines à 3 mois.

© Texte écrit par le Docteur Mikaël Chelli

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« Rupture » de la coiffe après 65 ans : quelle prise en charge ?

Comment prendre en charge une lésion de la coiffe après 65 ans❓ Notre 2ème vidéo Youtube est en ligne ! Abonnez-vous 🎥

Le diagnostic de “rupture” de coiffe est très fréquent chez les patients de plus de 65 ans. Mais la prise en charge est très différente de celle du patient plus jeune.

Vous avez dit rupture ?

Le terme “rupture” est employé par défaut même si l’on n’a pas connaissance d’un traumatisme déclenchant. Mais en réalité, après 65 ans, la rupture traumatique est rare. Il s’agit le plus souvent d’une usure tendineuse liée au vieillissement et à des micro-traumatismes.

D’ailleurs, cette usure est très fréquente. Après 60 ans, une échographie a 20% de chance de trouver une rupture de coiffe chez un patient totalement asymptomatique. Après 80 ans, ce taux de rupture asymptomatique monte jusqu’à 50% ! Rupture de coiffe n’est donc pas synonyme d’épaule douloureuse chez les patients âgés.

Quels examens demander ?

Une IRM ou un arthroscanner permettent d’évaluer l’existence et l’étendue de la lésion de coiffe ainsi que l’infiltration graisseuse des muscles.

La radiographie standard ne doit cependant pas être oubliée car elle conditionne le pronostic et le traitement.

En cas d’arthrose gléno-humérale ou d’ascension de la tête humérale sous l’acromion, on élimine toute possibilité de réparation tendineuse.

Quel est le traitement médical ?

On réalise le plus souvent une infiltration cortisonée sous-acromiale qui permet de diminuer la douleur et de commencer la rééducation. En plus de la kinésithérapie manuelle, la balnéothérapie est très utile pour permettre une rééducation infra-douloureuse. Il faut compter 1 à 2 mois pour obtenir des résultats cliniquement signigicatifs.

Quand faut-il opérer ?

Le seul cas où une prise en charge chirurgicale se fait en urgence relative est rare. C’est celui d’une épaule devenue pseudo-paralytique après un traumatisme chez un patient ne présentant auparavant aucune douleur. Autrement, il n’y a pas d’urgence à “réparer” une usure de coiffe.

Quel traitement chirurgical ?

En cas d’échec du traitement médical, on peut avoir recours à la chirurgie.

La réparation de la coiffe n’est pas un objectif en soi, surtout s’il s’agit d’une lésion ancienne et rétractée. L’objectif est surtout l’indolence et le recouvrement des mobilités.

Si le patient est capable de lever le bras mais présente des douleurs intenses, on réalisera le plus souvent une ténotomie ou une ténodèse du long biceps et une bursectomie. Ces deux gestes ont un potentiel antalgique important.

Si la coiffe est réparable, il est possible dans le même temps réaliser une réinsertion tendineuse accompagnée d’une acromioplastie.

En revanche, si le patient présente une épaule pseudo-paralytique ou s’il existe des anomalies sur la radiographie standard, seule une prothèse inversée d’épaule permettra généralement de recouvrer les mobilités.

© Texte écrit par le Docteur Mikaël Chelli